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mercredi, avril 14, 2021

Bénin: Des émeutes dans tout le pays

Des incidents ont éclaté, mardi, dans plusieurs villes du Bénin pour la deuxième journée consécutive, à cinq jours de l’élection présidentielle. Alors que les principales figures de l’opposition vivent en exil ou ont vu leur candidatures recalées, le président sortant Patrice Talon, élu en 2016, est accusé d’avoir verrouillé le processus pour s’assurer sa réélection.

Le Bénin est le théâtre d’une deuxième journée consécutive de tensions à l’approche de l’élection présidentielle du 11 avril. Des incidents ont éclaté, mardi 6 avril, dans plusieurs villes du centre et du nord du pays. Des manifestants ont notamment brûlé des biens appartenant à des députés affiliés au pouvoir et bloqué des routes.

Longtemps salué pour sa vitalité démocratique, le Bénin s’apprête à vivre un scrutin inédit alors qu’aucune figure majeure de l’opposition n’y participera. Le président sortant Patrice Talon, élu en 2016, est accusé d’avoir verrouillé le processus pour s’assurer sa réélection.

Dans la commune de Savè, dans le centre-nord du pays, fief de l’ancien président Boni Yayi, des jeunes en colère ont saccagé un poste de péage situé à l’entrée de la ville. Des passagers en déplacement vers le nord du pays ont dû renoncer à poursuivre leur route, ont rapporté à l’AFP plusieurs sources locales. Des motos et plusieurs véhicules ont également été brûlés dans le domicile d’un député pro-Talon, ont confirmé des sources locales.

Vers le nord, l’axe Savè-Tchaourou a été bloqué mardi après-midi par des troncs d’arbre et des pneus brûlés, ont rapporté des témoins. À Tchaourou, ville natale de Boni Yayi, de jeunes manifestants ont tenté d’attaquer un véhicule militaire.

Plusieurs coordinations communales de campagne ont également annulé leurs meetings politiques dans le nord du pays et ont appelé les militants à rester chez eux.

Patrice Talon, élu en 2016, brigue un second mandat dimanche, alors qu’il s’en était juré un seul pendant son élection. Il est face à deux candidats inconnus des électeurs et sans poids politique, Alassane Soumanou et Corentin Kohoué. Les principales figures de l’opposition vivent en exil ou ont vu leur candidature recalée, en raison de réformes politiques et institutionnelles contestées par une bonne partie de la classe politique.

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